Prendre soin de celles qui prennent soin
Prendre soin a un coût sur la santé des personnes qui endossent ce rôle, majoritairement les femmes. Leur travail sert la collectivité mais les use. Le poids est mis sur la responsabilité individuelle or les institutions doivent jouer un rôle dans la prévention de l’épuisement et le respect du bien-être. Les maux des intervenant·es de la relation d’aide et du soin sont structurels et nécessitent des réponses collectives. Les sages-femmes et gynécologues de la salle de naissance du CHU Saint-Pierre s’attellent à prévenir les risques psycho-sociaux et déconstruire les rapports de force ancrés notamment avec l’asbl OXO. Dans un système fragilisé par l’austérité et l’augmentation de la pauvreté, les suivis des patientes multivulnérabilisées sont complexes et en forte demande. De l’autre côté, le sous-financement et la marchandisation des soins imposent la rentabilité. Entre l’importance de la dimension humaine et la productivité exigée par l’institution, le paradoxe est omniprésent.

les coulisses de tournage
Ce projet est né d’un appel à participation lancé avec l’asbl OXO (soin en milieu professionnel et prévention du stress vicariant) avec qui nous souhaitions coconstruire le documentaire. Une séquence filmée lors d’un atelier donné par Lauraline Michel (OXO asbl) pour explorer les pistes de solutions face aux situations vécues ou subies par l’équipe candidate, dans un métier lié à la relation d’aide et/ou au soin. L’immersion a eu lieu dans la salle de naissance du CHU Saint-Pierre à Bruxelles, où les sage-femmes et gynécologues se penchent déjà sur le sujet.
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