Cellule familiale

Février 2021
Comment maintenir le lien avec ses enfants quand on est en prison ? Comment rester parent malgré la détention ? Comment continuer à se construire en tant qu’enfant quand on est loin de son parent et quand la relation est chamboulée par la détention ? Et est-ce qu’après la détention, lors du retour au sein de la famille, le ou la détenu(e) peut-elle compter sur un soutien au niveau de la parentalité ?

Avoir son papa ou sa maman incarcéré(e) est une situation extrêmement difficile pour l’enfant. Enfant ou parent, chaque membre de la famille souffre de l’absence de l’autre. Et les règles, les codes du milieu carcéral ne facilitent pas la tâche des familles. Le « Relais Enfants-Parents » est une association de psychologues spécialisé(e)s, qui soutient, renforce et rétablit le lien entre un enfant et son parent détenu. Plus de 1.800 enfants à Bruxelles et en Wallonie peuvent ainsi continuer à voir leurs parents dans des espaces adaptés pour les rencontres, quand cela est possible. Le projet « Itinérance » (Croix-Rouge de Belgique) permet à une partie de ces enfants de rendre visite à leur parent malgré l’éloignement géographique. En 2020 et 2021, ces visites ont été à plusieurs reprises longuement suspendues, par les mesures gouvernementales prises durant la crise du Covid-19. Les intervenant(e)s rencontré(e)s font le point sur la situation actuelle en prison et sur le sort des familles et les détenu(e)s depuis l’arrivée de la pandémie.

EN SAVOIR PLUS

Les coulisses du tournage

Ce reportage s’est construit doucement en 2020 et s’est clôturé en janvier 2021. Au départ, nous devions accompagner l’ASBL « Relais Enfants-Parents » en prison et rencontrer un papa détenu pour parler de sa relation avec ses enfants depuis sa détention, des difficultés et des enjeux liés au maintien du lien en prison mais la crise du Covid-19 en a décidé autrement. Le sujet donne finalement la parole exclusivement aux intervenant(e)s de l’ASBL, spécialisé(e)s sur les questions de parentalité en milieu carcéral ainsi qu’à un volontaire du projet « Itinérance » afin de montrer une autre initiative indispensable aux familles concernées par la détention.